16.11.2008
Martine Aubry - Profession de foi
Pour regarder l'intervention de Martine Aubry ce dimanche à Reims : ici
Chers camarades,
Les Français vont mal. Ils sont inquiets pour l’avenir alors que notre pays s’enfonce dans la récession, le chômage et les inégalités. Ils savent que Nicolas Sarkozy les a floués.
C’est en pensant à eux que je me suis engagée dans ce congrès.
Parce que face à une droite dure, il faut une gauche forte. Parce que face à un monde que le capitalisme financier emmène droit dans le mur, nous devons être porteurs d’un nouveau modèle dans lequel la question sociale est au cœur, où l’économie réelle reprend le pas sur la finance et où l’écologie sort des discours pour entrer dans les faits. Parce que le 6 novembre, vous avez choisi d’exprimer une double demande d’un Parti fermement ancré à gauche et décidé à se renouveler. Je regrette avec vous que nous n’ayons pas réussi à nous rassembler à Reims autour d’une orientation. Mais je suis confiante parce que la décision est de nouveau dans vos mains.
J’ai décidé d’être candidate pour être votre première secrétaire, au cœur d’une équipe soudée, engagée, avec de nouveaux visages, une nouvelle génération de militants aux couleurs de nos territoires et de toutes les cultures présentes en France.
Je veux, avec vous, écrire la page d’un socialisme renouvelé, ancré dans la gauche efficace, crédible. La gauche qui assume la réforme et reste fidèle au mouvement ouvrier et aux idéaux des Lumières en retrouvant tout simplement les missions des socialistes : émanciper chaque homme et chaque femme, maîtriser notre présent et préparer l’avenir et faire une vraie civilisation porteuse de fraternité entre les hommes et les femmes quel que soit leur territoire ou leur culture.
Je veux, avec vous, un Parti Socialiste profondément européen.
Je veux, avec vous, rassembler le plus largement autour de cette ligne et de ces objectifs pour notre parti, pour la France et pour l’Europe.
Je veux garder un parti de militants, je veux défendre les alliances avec les seuls partis de gauche.
Je veux en tout état de cause garantir l’unité de notre Parti.
J’y mettrai toute mon énergie et ma passion.
Pour notre réussite.
Pour retrouver un avenir à notre Parti.
Pour redonner l’espoir aux Français.

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12.11.2008
A la veille du congrès de Reims, les rivaux de Ségolène Royal cherchent comment la contrer
LE MONDE | 12.11.08 | 14h11
Arithmétiquement majoritaires mais divisés, y compris au sein de leurs propres motions, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon n'ont pas l'intention d'entamer le congrès avant l'heure. Pas question de dévoiler leur jeu. Aussi considèrent-ils avec circonspection la proposition qui leur est faite par Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête lors du vote des adhérents du Parti socialiste le 6 novembre : travailler dès maintenant à la constitution de la majorité issue du congrès de Reims, qui se tiendra du 14 au 16 novembre.
Mardi 11 novembre, M. Delanoë a déclaré à l'AFP qu'il mettait "de côté toutes les questions de personnes pour ne parler que du fond". Le maire de Paris a rappelé ses exigences : il exclut l'alliance avec le centre, veut maintenir des cotisations "proportionnelles" au revenu des adhérents et refuse de voir le PS "qualifié de vieux parti". La "présidentialisation" du PS (allusion à l'éventuelle mise en place d'une direction à deux étages avec un premier secrétaire et un ou plusieurs premiers secrétaires délégués) représente un autre point "difficilement négociable".
Bravaches, les partisans de M. Delanoë assurent qu'ils pourraient se contenter de "peser 25 % dans les instances du parti". "Le PS peut très bien fonctionner sans synthèse", assure Francis Chouat, vice-président du conseil général de l'Essonne. Le député européen Harlem Désir dit rechercher "les moyens d'une majorité stable" mais souligne aussi que les "différences d'approche" avec Mme Royal " se confirment".
Sur son blog, Pierre Moscovici, strauss-kahnien qui avait rejoint le maire de Paris, "récuse un front anti-Royal". C'est à l'ex-candidate socialiste, souligne-t-il, qu'"il revient de tenter de construire la synthèse : cette responsabilité ne saurait lui être disputée, il faut même contribuer à la réussite du rassemblement". Il appelle les amis de Mme Royal qui sont "loin, très loin de la majorité" à "construire un accord en respectant les autres sensibilités". Entre les partisans de François Hollande ralliés à M. Delanoë et l'équipe de Mme Royal, les contacts se sont multipliés. Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional de Bretagne, a déjà rejoint la motion Royal.
UNE "CONTRE-PROPOSITION AUBRY"
Si les alliés de M. Delanoë paraissent partagés, l'éventualité de mettre en échec la candidature de Mme Royal convient tout à fait aux amis de Mme Aubry. S'il fallait trouver une personnalité pour incarner une "anti-Ségolène", "Martine" serait, selon eux, la mieux placée. Encore faudrait-il pouvoir constituer un front uni avec les équipes du maire de Paris. Or la rude confrontation Aubry-Delanoë a laissé des traces.
Dans ce contexte, personne ne se hâte pour répondre aux sollicitations de Mme Royal. Les principaux leaders de la motion Aubry, qui avaient prévu de s'exprimer mercredi, se sont retrouvés la veille sur les terres de la maire de Lille ; "pour un déjeuner entre amis, et dans la bonne humeur", indique Mme Aubry. Ils assurent d'une même voix que la candidature de Mme Royal "ne change rien" aux données du problème car "l'important, c'est la ligne politique". Arnaud Montebourg, qui a réuni mardi soir son courant Rénover maintenant, représenté dans toutes les motions, joue explicitement la montre. "On attend, et quand on aura fini d'attendre, on décidera", dit-il. Le député de Saône-et-Loire préconise "une contre-proposition Aubry". Pour lui, "la présidentialisation accrue du parti nous mènerait droit dans le mur".
M. Hamon presse ses interlocuteurs de former une majorité contre Mme Royal qu'il avait, ces dernières semaines, plutôt épargnée. L'angle d'attaque du candidat de l'aile gauche du PS n'a pas varié : il faut s'opposer à une politique prônant l'alliance avec le MoDem. Le document de travail dans lequel les partisans de l'ancienne candidate à la présidentielle assurent vouloir "rassembler la gauche, toute la gauche" et "s'adresser seulement ensuite à toutes les forces susceptibles de se reconnaître dans le projet socialiste", ne lui fait ni chaud ni froid. "Pourquoi les croirais-je ?" interroge M. Hamon. "La ligne de Ségolène Royal est minoritaire, alors ayons l'audace de nous rassembler", lance-t-il.
17:57 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31.10.2008
PS: appel de maires pour Aubry
31/10/2008 | Mise à jour : 12:11 |
Quatre-cent-cinquante maires ont appelé aujourd'hui à soutenir Martine Aubry pour le 75e congrès du PS dans deux semaines, parce qu'elle prône "un Parti socialiste dynamique, volontaire, reconstruit" et "ancré à gauche".
Parmi les signataires figurent quelques maires de grandes villes (Caen, Reims, Rouen, Roubaix, Tourcoing), de villes moyennes (Charleville-Mézières, Cherbourg, Creil, Créteil, Poitiers, Vitry-le-François...) et de communes de la banlieue parisienne comme Claude Dilain (Clichy-sous-Bois, Seine-St-Denis).
L'appel affirme que "face à Nicolas Sarkozy et son gouvernement qui ont engagé une politique de destruction des services publics, de rationnement des finances locales et d'étranglement des collectivités territoriales (...), il nous faut un Parti socialiste dynamique, volontaire, reconstruit".
Les signataires veulent aussi "un Parti socialiste remettant au coeur de son projet l'action publique, nationale ou territoriale, et ancré à gauche". Ils estiment que "seule la motion conduite par Martine Aubry est porteuse de ce projet ambitieux et progressiste". Cette motion s'intitule "Changer à gauche pour changer la France".
12:53 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.10.2008
Aubry veut "un PS de gauche" mais pas être "à la gauche du PS"
Selon Martine Aubry, le PS " a été tenté d'abandonner ses valeurs pour plaire", notamment dans la politique sur l'immigration. Arnaud Montebourg, qui soutient la motion Aubry, a précisé qu'il était "impensable de sortir du Congrès avec un parti centriste de gauche".

"Réarmer la puissance publique"
"Nous avons, comme la droite, parlé de stocks et de flux, au lieu de parler d'hommes et de femmes (...). N'acceptons pas de dire que ces hommes et ces femmes viennent manger la laine sur le dos des Français ou qu'ils creusent le trou de la sécurité sociale", a-t-elle ajouté. Elle s'est déclarée honteuse du ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale mis en place par Nicolas Sarkozy.
Très critique concernant le discours et les mesures annoncées par le chef de l'Etat à Rethel, qu'elle a résumées à "plus de précarité", "le travail le dimanche" et "rajouter 100.000 emplois (aidés) qu'on a supprimés il y a trois semaines", Martine Aubry a lancé : "il faut réarmer la puissance publique".
"Réquisitions de terrains"
Elle s'est notamment appuyée sur l'exemple du logement : "là où aujourd'hui, certains loyers atteignent 30 à 40% des revenus, il ne faut pas hésiter à bloquer les loyers tant qu'on n'a pas construit".
L'ancienne ministre des Affaires sociales s'est également prononcée en faveur des "réquisitions de terrains" par les préfets "pour construire des logements sociaux là où c'est possible", lorsqu'une ville n'atteint pas le taux de 20% fixé par la loi SRU. Présent lors de cette réunion publique avec d'autres soutiens de la motion Aubry comme Jean-Christophe Cambadélis, le député Arnaud Montebourg a précisé de son côté qu'il était "impensable de sortir du Congrès (de Reims) avec un parti centriste de gauche". L'hôte de la soirée, le maire PS de Clamart, Philippe Kaltenbach, a pour sa part estimé qu'il y avait "beaucoup de convergences entre" la motion de Martine Aubry "et celle de Benoît Hamon", qui représente l'aile gauche du parti.
10:28 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.10.2008
Philippe Baumel
Philippe Baumel est Vice-Président du Conseil Régional de Bourgogne, Maire du Breuil en Saône-et-Loire et Président de l’Union des élus socialistes et républicains de ce département.
Né en 1961, militant socialiste depuis 1982, il est convaincu de la nécessité de rénover le Parti socialiste et de définir un nouveau socialisme en rapport avec les enjeux de la mondialisation.
Elu en 2001 Maire du Breuil, il est réélu en 2008 avec plus de 65% des voix au premier tour.
En 2004, il devient Vice-Président du Conseil Régional de Bourgogne en charge des Lycées. Il impulse une politique tournée vers le développement de la citoyenneté et le soutien aux familles. Gratuité des livres scolaires tout autant que des outils pour les apprentis, kiosque presse dans les lycées, prix littéraire des lycéens et apprentis, budget participatif des lycéens sont les caractéristiques de son action. Il conçoit sa tâche comme celle d’un promoteur et d’un défenseur de l’Ecole républicaine.
Farouche partisan de la laïcité, il est un militant infatigable des principes de la République. Il a présenté en juin une contribution thématique intitulée « Pour une République égalitaire » qui s’attache à poser le problème de l’égalité entre les hommes et les territoires et qui s’attache à définir une stratégie de reconquête des ouvriers et des employés par le Parti socialiste. Il considère aujourd’hui que la Motion D est le texte qui permettra le rassemblement le plus pertinent et assurera la refondation d’une ligne politique ferme pour notre parti.
22:20 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.10.2008
Des conventions pour la rénovation
Nous envisageons un programme de travail dans les deux années qui viennent composé de cinq conventions nationales car il nous semble que la stratégie de reconquête du pouvoir englobe aussi la manière dont nous élaborons notre orientation et nos propositions.
Les conventions nationales sont prévues par nos statuts
Dans les statuts du Parti, les conventions nationales sont prévues, ainsi que les conférences militantes. Celles-ci ne se sont jamais tenues. Pourtant, les statuts de 2003 étaient clairs : « la convention nationale du Parti est réunie deux fois l’an sur un thème de discussion fixé par le conseil national. La décision de convocation précise l’effectif des délégués et les modalités de la discussion collective. Toute convention nationale est précédée d’une convention fédérale et, si le sujet le nécessite, d’une convention régionale. [...] Une question est inscrite à l’ordre du jour de la convention nationale dès lors que 5 000 adhérents, répartis dans au moins 20 fédérations, avec un maximum de 500 signatures et un minimum de 25 signatures par fédération, en font la demande. [...] Une conférence militante est réunie au moins une fois par an par le conseil national, qui en fixe l’ordre du jour. Elle a pour objet de permettre aux adhérents de se prononcer sur des questions d’actualité politique nationale ou internationale. [...] Les programmes électoraux demeurent de la compétence du congrès ou d’une convention nationale. »
Cela veut dire qu’il n’est pas toujours besoin d’inventer de nouvelles formes démocratiques. Il suffirait d’appliquer simplement les statuts.
Tirer des leçons du passé récent et du passé lointain
Ces statuts adoptés à Dijon en 2003 n’ont débouché sur rien car ils n’ont pas été respectés. On aurait pu, par ces conventions ou ces conférences militantes préparer les échéances de 2007 et éviter les divisions de 2004-2005. Au contraire, la direction sortante a choisi des calendriers serrés qui corsetaient les débats entre militants et elle ne mettait pas toujours les travaux d’élaboration politique soient au centre de son actualité médiatique et de la mobilisation des militants et des cadres. On l’a vu avec les Etats généraux ou les Forums de la rénovation.
Pour réussir ces conventions, il faut s’émanciper du carcan électoral qui pousser à toujours reporter le travail pour se soumettre à l’urgence. Certes, il faudra préparer les élections européennes et régionales, mais toute l’action du PS ne peut être entièrement subordonnée aux élections. C’est l’argument qui a été utilisé pour justifier l’inaction dans le domaine programmatique.
Pourtant, durant la seule année 1996, le Parti socialiste s’était mis au travail. On avait à la fois construit la majorité plurielle et fait travailler le Parti autour de conventions nationales pour la redéfinition de son projet et de ses orientations programmatiques. Les sujets d’alors étaient “la mondialisation, Europe et la France”, “les acteurs de la démocratie” et “nos propositions économiques et sociales”. Il s’agissait d’être prêt pour des élections qui eurent finalement lieu plus tôt que nous gagnâmes.
Il est donc possible de se donner le temps de travailler. Il est possible faire en deux ans ce qui a été fait en un.
C’est un moment d’élaboration collective. Il en va de la capacité du Parti à associer aussi bien le monde du savoir, les experts ou les intellectuels que les élus et les militants. Dans une société qui communique de plus en plus et où l’accès à l’information se démocratise, le Parti ne peut être se doter d’un projet fourre tout au nom du « participatif » ni d’une doctrine venue d’en haut au nom d’une conception élitiste de la politique ou du pouvoir. C’est pas un travail sincère et sérieux que l’on saura garder les militants et les convaincre que le Parti socialiste montrera on ouverture sur le monde, son sens de la clarté et de l’écoute ainsi que sa capacité à incarner l’alternative.
Dans notre manière de faire, il faudra aussi faire la différence avec la droite : une démonstration de force de notre conception de la démocratie.
Nous proposons d’organiser cinq conventions nationales d’ici 2010 :
Elles aborderont les thèmes suivants :
- la régulation du capitalisme financier et le libre échange ;
- la relance et la réorientation de l’Europe dans la mondialisation ;
- la politique économique et sociale pour reconstruire la France après Sarkozy ;
- les nouvelles attentes sociales et familiales ;
- les menaces contre la République et la laïcité.
Ces thèmes permettent d’embrasser l’état du monde, de la France et de l’Europe alors que l’hégémonie du libéralisme économique et du conservatisme social sont de plus en plus contestées sans qu’une alternative progressiste ne vienne démontrer qu’un autre chemin est possible. En effet, la victoire contre le sarkozysme ne sera possible que si la gauche voit au-delà de la simple mécanique de l’alternance. Plus qu’une alternance, il faut une alternative, c’est ainsi que l’on pourra changer la France.
19:53 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Martine Aubry : rarement un congrès n’aura été aussi important
Chère camarade,
Cher camarade,
Dans quelques jours, tu vas voter pour le 75ème du Parti socialiste.
Je veux te le dire avec force et même une certaine gravité : rarement un congrès n’aura été aussi important.
Car nous vivons sans nul doute la fin d’un système. Plus que d’autres encore, les français souffrent, car ils subissent depuis des mois les politiques de Nicolas Sarkozy qui applique avec une détermination aveugle les recettes du libéralisme. Ne nous y trompons pas, l’intervention de l’Etat dans la crise financière n’est pour lui qu’une parenthèse, qui sera sans lendemain. Déjà le budget 2009 ajoute la crise à la crise, avec ses coupes sombres dans les budgets du logement et de l’emploi et un étranglement financier des collectivités locales.
- Le congrès de Reims doit être le congrès des français.
Si je m’engage aujourd’hui en conduisant une motion, c’est que j’ai acquis la conviction, en sillonnant la France à la rencontre des militants, que l’attente des français à notre égard est immense. Nous sommes le principal parti d’opposition. L’alternance se fera autour de nous ou ne se fera pas. A nous d’être à la hauteur !
Soyons-en certains : nous ne pouvons nous contenter de réponses classiques. Le monde a changé. Nos réponses doivent changer. Nous ne pouvons pas être les pompiers du libéralisme, qui tentent d’en réparer tant bien que mal les dégâts. Nous devons reposer les questions essentielles sur le sens que nous voulons donner à nos vies et à notre destin commun. Nous devons être les architectes d’un modèle totalement nouveau qui marque le retour de la puissance publique, du local à l’Europe : l’Homme doit reprendre en main son destin qu’il a abandonné au marché. C’est ce que nous proposons dans notre motion et nous n’avons pas attendu la crise financière pour nous en convaincre. Nous devons réarmer la puissance publique, mais aussi la moderniser pour être plus efficace et plus apte à prendre en compte les aspirations individuelles.
Mais changer nos réponses ne veut pas dire abandonner nos valeurs, que nous avons à tort parfois laissé s’émousser. Ce nouveau modèle, pour nous, doit avoir la question sociale au cœur. Sauver l’Ecole de la République, redistribuer les richesses – en commençant par augmenter les salaires et en engageant une grande réforme fiscale –, restaurer le droit à l’emploi, au logement ou à la santé, sont des priorités absolues. J’y ajoute l’impératif écologique. A l’heure des pénuries de matières premières et de la crise énergétique, nous devons prendre la mesure du changement de civilisation et traduire notre volonté en actes et en propositions. Garder nos valeurs, c’est aussi savoir prendre des positions courageuses comme, par exemple sur l’immigration, en refusant de cautionner par notre silence la peur de l’autre et l’intolérance.
Et puis, comment ne pas parler de l’Europe ? Elle fait partie de l’identité socialiste. Mon souhait le plus ardent est que se lève une nouvelle génération pour retrouver l’enthousiasme des pères fondateurs pour une Europe politique, sociale et humaniste, en son sein et au-delà des frontières. Une Europe qui défende des règles mais aussi la paix alors que les deux blocs s’affrontent à nouveau et que le choc des civilisations défendu par Georges BUSH fait des dégâts considérables.
Oui, cher(e) camarade, si la motion que je conduis recueille une large adhésion des militants, nos valeurs, nous les retrouverons. Vous pouvez me faire confiance. J’ai le cœur bien ancré à gauche, et depuis longtemps. Et nos conquêtes - les congés payés, l’abolition de la peine de mort, la décentralisation, la parité, le PACS, le RMI, la CMU, l’APA, les 35H, la décentralisation… nous les assumerons, nous les défendrons avec fierté et nous les prolongerons !
- Le congrès de Reims doit être le congrès du renouveau du parti socialiste.
Si je m’engage aujourd’hui, c’est aussi parce que je crois profondément que nous ne regagnerons pas la confiance des français si nous continuons à fonctionner comme avant au parti socialiste. Confrontés à cette crise du libéralisme et à cet échec patent de Nicolas Sarkozy, les français devraient se tourner vers nous. Ils ne le font pas ! Nos candidats sont plébiscités dans les urnes localement. Ils sont boudés nationalement : cela fait 20 ans que nous n’avons pas gagné une élection présidentielle et 11 ans une élection législative !
Oui, nous devons profondément changer. En commençant par dépasser les clivages du passé. Croit-on que nous avons la moindre chance d’être entendus des français si nous ne nous entendons pas nous-mêmes ? Tout le monde dit : « il faut rassembler ». Nous, nous avons déjà apporté la preuve de notre volonté de fédérer en réalisant un large rassemblement. La motion D, c’est la motion du dépassement des anciens clivages et des vieilles querelles. Le Congrès de Rennes de 1990, le référendum interne de 2004, la primaire de 2006 : c’est fini. Tournons-nous vers l’avenir !
Au-delà, je veux un parti qui se remet au travail et qui retrouve le goût du débat. Nous proposons d’organiser cinq grandes conventions nationales pour bâtir notre projet. Un parti qui sait prendre des décisions et les faire respecter lorsque le débat a eu lieu et les faire respecter. Je veux un parti qui met un avant une nouvelle génération de militants aux couleurs de la France. Un parti dirigé par une équipe large, soudée, qui parle d’une même voix. Je veux un parti qui fait revenir les créatifs, les intellectuels, les syndicalistes et les militants qui se sont éloignés de nous. Un parti qui saura inventer une nouvelle alliance de toute la gauche pour préparer l’alternance. C’est l’enjeu central, le reste viendra après. La présidentielle ce n’est ni aujourd’hui, ni demain, mais après-demain et nous aurons des primaires aussi ouvertes que le permettra le dialogue avec nos partenaires.
Cher(e) camarade, nous avons à construire l’avenir du Parti Socialiste, l’avenir de la gauche et l’avenir de la France. Tu peux compter sur mon entière détermination et sur celle des signataires de la motion D pour y mettre toute notre expérience et nos forces, et ne jamais nous détourner de cet objectif.
Alors rejoins-nous et construisons cet avenir ensemble !
Martine AUBRY
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Aubry contre le travail le dimanche
Source : AFP
16/10/2008
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L'ancienne ministre socialiste de l'Emploi, Martine Aubry, a estimé à Marseille que l'extension du travail le dimanche envisagée par le gouvernement "désorganisera la vie de famille" et n'aura pas d'effet positif sur l'économie.
"Ce n'est pas parce que vous ouvrez un septième jour que les gens vont consommer plus et que ça va relancer l'économie (...) toutes les études économiques - et j'en ai fait faire quand j'étais au ministère - le montrent. Cela désorganisera la vie de famille. Pour la droite qui porte si haut la vie de famille...", a déclaré Mme Aubry, ministre de l'Emploi entre 1991 et 1993 puis entre 1997 et 2000.
"Est-ce qu'il n'y a pas un jour dans la semaine - en France c'est le dimanche car nous sommes de tradition catholique - où on peut dire +stop+, on se retrouve avec la famille, avec les amis, c'est la culture, c'est le sport. Est-ce que le seul bonheur c'est d'acheter ?", a-t-elle ajouté, juste avant d'aller défendre sa motion pour le congrès de Reims devant des militants socialistes des Bouches-du-Rhône.
"J'ai toujours été contre l'ouverture des magasins le dimanche sauf lorsque cela avait un véritable sens, c'est-à dire par exemple dans les zones touristiques et d'ailleurs c'est moi qui ai fait cette réforme" permettant des ouvertures dominicales dans ces zones, a ajouté le maire de Lille.
Elle a rappelé qu'elle avait par ailleurs fait intervenir des CRS au magasin Virgin de Paris qui ouvrait illégalement le dimanche.
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15.10.2008
Le PS s'est divisé avant de s'abstenir sur le plan d'urgence
15:10 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.10.2008
Martine Aubry: "la crise c'est le symptôme, la maladie c'est le libéralisme"
SARCELLES, 14 octobre 2008 (AFP) - La maire de Lille Martine Aubry a estimé mardi que la crise financière n'était que le symptôme d'"une maladie" qui s'appelle "le libéralisme" et a appelé Nicolas Sarkozy a changer le projet de budget 2009, en marge d'un déplacement à Sarcelles (Val-d'Oise).
"Nous disons à Nicolas Sarkozy qu'il ne faut pas s'arrêter au symptôme que constitue la crise financière et qu'il faut s'attaquer à la maladie elle-même, et la maladie c'est le libéralisme", a-t-elle déclaré à Sarcelles, l'ancien fief de Dominique Strauss-Kahn, où elle est venue soutenir le candidat du PS à une élection cantonale partielle.
"Oui, il faut arrêter cette crise financière et nous sommes responsables dans notre façon d'analyser le plan (d'urgence en faveur des banques, NDLR) mais il faut des contreparties pour s'assurer que les banques seront capables de rembourser quand les choses iront mieux", a ajouté l'ancienne ministre.
"Nous voulons qu'immédiatement le président de la République change son projet de budget pour 2009 en augmentant le pouvoir d'achat, en relançant le logement, en permettant aux collectivités locales d'investir et en abandonnant le bouclier fiscal", a-t-elle déclaré à l'AFP.
L'élue, candidate à la succession de François Hollande à la tête du PS, a aussi estimé qu'elle portait "un projet marqué à gauche" et qu'elle n'avait pas attendu la crise pour dire que le libéralisme était "en grande difficulté".
Quelques instants après la prise de parole de Mme Aubry, les députés PS ont annoncé qu'ils s'abstiendraient sur le projet de loi sur le plan d'urgence de soutien aux banques, examiné à l'Assemblée nationale mardi après-midi.
Accompagnée du maire de Sarcelles, François Pupponi, un proche de Dominique Strauss-Kahn, Martine Aubry s'est rendue sur un marché de la ville pour soutenir le candidat du PS arrivé en tête dimanche au premier tour de l'élection cantonale partielle de Sarcelles nord-est.
19:09 Publié dans politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





