01.04.2009

Changer l'Europe maintenant !

Élections européennes de juin 2009 :

 

 

Répondre à l’urgence

 

3 urgences exigent des réponses justes, efficaces, durables

 

·         Une urgence économique et sociale

pour lutter contre la crise qui frappe des millions de travailleurs et de familles.

 

·         Une urgence écologique

car le réchauffement climatique menace notre cadre de vie et celui des générations futures.

 

·         Une urgence politique,

car au moment où Barack Obama représente un espoir pour une partie de la planète,

l’Europe ne convainc plus dans sa capacité à nouer un dialogue et une coopération solidaire avec les peuples.

 

 

Les socialistes avaient prévu que la domination des idées libérales, le choix de la déréglementation et le recul de la puissance publique aboutiraient à une crise sans précédent du capitalisme financier. La crise est là. Il faut y répondre concrètement. Nous proposons un plan de relance européen.  

 

Mais il faut changer de modèle sur le continent. Nous proposons une nouvelle Europe sociale, verte et prospère. Nous, socialistes européens, nous voulons que cela change maintenant ! Réorienter l’Europe c’est nécessaire ! Les socialistes européens se sont unis pour cet objectif. Une nouvelle majorité en Europe est donc aujourd’hui possible. Une majorité dont la priorité est le social et la préférence va aux citoyens.

 

3 engagements pour un autre modèle européen

 

Avec les socialistes de l’Union européenne, nous sommes les seuls à avoir un programme commun pour bâtir une autre Europe. Le Manifeste les citoyens d’abord, un nouveau sens pour l’Europe est un contrat dans lequel nous nous engageons à travailler ensemble à une Europe volontaire, sociale et écologique qui soit plus démocratique et plus solidaire.

 

Nous agirons pour un plan de relance ambitieux, à la hauteur des enjeux en faveur de l’investissement et de la consommation ; ce plan misera sur de grands travaux pour les infrastructures. Il sera financé par des emprunts publics et un investissement massif dans la croissance écologique, dans la recherche, l’innovation et l’industrie de pointe.

 

Nous agirons en faveur d’un pacte européen pour le progrès social qui doit être porteur d’un nouveau partage des richesses privilégiant le travail. Ce pacte proposera un salaire minimum qui représente 60 % du salaire moyen dans chaque État-membre. Il proposera une directive qui garantisse l’intégrité de services publics universels ainsi que le renforcement et l’égalité des droits des travailleurs européens.

 

Nous agirons pour réformer en profondeur le système financier international en favorisant l’économie réelle, l’emploi, la croissance; pour mettre fin aux paradis fiscaux; pour que l’Europe soit pionnière dans la lutte contre le changement climatique et pour la défense de l’environnement; pour garantir la qualité et la sécurité alimentaire par une nouvelle PAC, ainsi qu’une politique commune de la pêche; pour la maîtrise des migrations dans la solidarité et le respect des personnes.

 

Le bilan accablant de la droite en Europe

La dernière législature européenne, de 2004 à 2009, a été largement dominée par la droite, au Conseil, au Parlement, à la Commission…

 

La droite n’a pas vu venir la crise, tant elle a été aveuglée par son idéologie libérale, dévouée avant tout à la défense des intérêts des privilégiés et de ses clientèles. Elle a tourné en dérision les mises en garde répétées des socialistes et rejeté leurs propositions au Parlement. Elle a affaibli l’économie européenne en ne faisant rien de sérieux face au dumping fiscal, social, monétaire.

 

La droite européenne s’obstine à refuser l’augmentation du budget européen, réduit aujourd’hui à moins de 1% de la richesse produite en Europe. Elle n’a pas permis qu’un plan de relance européen soit à la hauteur des besoins des citoyens. Elle ignore tout le volet social sans lequel l’efficacité économique est illusoire.

L’Union européenne a besoin d’une alternative et d’une alternance politique de toute urgence. Le Président Barroso incarne à Bruxelles le libéralisme économique et le conservatisme que les Français subissent avec Nicolas Sarkozy. Sans majorité de gauche au Parlement, nous ne pourrons pas réorienter réellement l’Union européenne dans l’intérêt des citoyens.

 

 

Avec le vote socialiste,

les Européens peuvent

changer l’Europe maintenant.

 

Nos 10 candidat-e-s titula ire s

 

1 - Gilles Pargneaux (Nord - Nord Pas de Calais)

2 - Estelle Grelier (Seine-Maritime - Haute Normandie)

3 - Jean-Louis Cottigny

(Pas-de-Calais - Nord Pas de Calais)

4 – Clotilde Valter

(Calvados - Basse Normandie)

5 – Philip Cordery

(Somme - Picardie)

6 - Laurence

Rossignol

(Oise - Picardie)

7 - Laurent

Duporge

(Pas-de-Calais - Nord Pas de Calais)

9 – Arnaud Fontaine

(Calvados - Basse Normandie)

8 – Anne Ferreira

(Aisne - Picardie)

10 – Delphine Bataille

(Nord - Nord Pas de Calais)

 

avec nos 10 candidat-e-s suppléants :

 

Stéphane Travert (Manche - Basse Normandie),

Régine Splingard (Pas-de-calais - Nord Pas de Calais),

Antoine Détourné (Pas-de-calais - Nord Pas de Calais),

Valérie Kumm (Somme - Picardie),

Pierre Yves Le Borgn’ (Premier secrétaire de la Fédération des Français à l’étranger du Parti Socialiste),

Hélène Parra (Nord - Nord Pas de Calais),

Abdel-Rahem Zaïri (Nord - Nord Pas de Calais),

Brigitte Bourguignon (Pas-de-calais - Nord Pas de Calais),

Lucien Fontaine (Somme - Picardie),

Anne Wetzel (Nord - Nord Pas de Calais).

 

 

www.changerleurope.fr

 

 

Pour redonner force au projet européen.

 

Nous voulons édifier une Europe nouvelle, la première démocratie économique et sociale du monde, levier d’une autre mondialisation. Une Europe forte, une Europe des résultats, une Europe qui met en œuvre des politiques communes et ambitieuses. Aux élections du 7 juin, les peuples d’Europe voudront sanctionner les majorités sortantes de droite, qui dominent l’Europe. Ils sont considérés à juste titre, comme responsables de la crise.

 

Nous les appelons à le faire, non pas en votant pour ceux qui veulent seulement protester ou témoigner, mais pour une nouvelle majorité que seuls les socialistes européens sont en capacité d’imposer. Une majorité politique nouvelle, pour sortir de la crise et pour une réforme radicale de notre société.

 

Avec ses 220 députés, actifs, dans chacun des 27 états de l’Union, unis dans un Manifeste authentiquement progressiste, le PSE est la seule force d’alternance qui peut changer le cours de l’Union européenne et être ainsi au rendez-vous de l’Histoire.

 

 

Changer l’Europe c’est nécessaire,

battre la droite c’est indispensable,

donner un nouveau sens à l’Europe

avec la gauche européenne c’est possible.

 

 

Circonscription Nord Ouest aux Elections Européennes du 7 juin2009 7 juin prochain

 

avec Martine AUBRY,

Laurent Fabius,

Gilles PARGNEAUX

et les co-listiers

de la Circonscription Nord Ouest.

 

 

GRAND

 

 

MEETING

 

 

CAMPAGNE

Jeudi 04 Juin 2009

à 19H00

à LILLE (Le Zenith)

 

 

28.03.2009

Jacques Delors : " Il faut réhabiliter l'impôt citoyen "

 
29 mars 2009

 

Pour l'ancien président de la Commission européenne, un peu d'inflation sera nécessaire pour sortir de la crise




 

ENTRETIEN

Un monde nouveau est-il en train d'émerger ? A l'approche du G20, l'ancien président de la Commission européenne s'exprime sur la crise et sur la solidarité qu'il faut réinventer. Il publie, avec Michel Dollé, Investir dans le social aux éditions Odile Jacob (280 pages, 23 ¤).

Jacques Delors, 1994. [Credits : © European Community, 2006]

Les gouvernements ont-ils bien réagi face à la crise ?

Ils ont gardé la mémoire de la grande crise des années 1930 et de ce qui est arrivé au Japon, resté bloqué pendant dix ans. Je trouve cela réconfortant. Ils n'ont pas commis d'erreurs dans la gestion de la crise. Aujourd'hui ils font face à trois problèmes. Le premier est le risque d'insolvabilité des banques. Là, chacun, à sa manière, a fait le nécessaire. Les autorités américaines ont tout de suite compris qu'il fallait éviter de nouvelles faillites de banques comme il y en a eu en Grande-Bretagne et comme cela s'est produit, on peut le dire, pour Dexia et pour Fortis dans une certaine mesure.

Deuxième problème : le risque de liquidités. Il n'est toujours pas surmonté, même si le marché interbancaire fonctionne un peu mieux. Le troisième risque est celui d'un recul trop important de la production. Hélas, la concertation et la coopération dans ce domaine en Europe sont insuffisantes.

Cela vous surprend-il ?

Non. Lorsque j'avais proposé, il y a dix ans, qu'il y ait, au sein de l'Union économique et monétaire, à côté du pacte de stabilité monétaire, un pacte de coordination des politiques macroéconomiques, ce n'était pas simplement par souci d'équilibre entre le monétaire et l'économie. Je savais d'expérience que la coopération détruit peu à peu les murailles de méfiance ou d'égoïsme entre les pays. Or, aujourd'hui, ce climat de confiance réciproque n'existe pas.

Le volontarisme de la présidence française était-il seulement de façade ?

Pas du tout. Ne coupons pas les cheveux en quatre. La présidence française a été positive. Elle a secoué le système, mais il y a un problème de fond. L'Europe des institutions (Conseil des ministres, Parlement, Commission) s'est affaiblie au profit de l'Europe des Etats. Désormais, tout remonte au Conseil européen. Mais que peut-on faire à vingt-sept en deux demi-journées et un dîner ? L'Union économique et monétaire boite. Du côté monétaire, la Banque centrale européenne (BCE) agit plutôt bien. Mais c'est l'autre volet qui manque.

Le plan de relance français a été critiqué pour son manque d'ampleur. Qu'en pensez-vous ?

En général, la France réagit plus tardivement aux crises, mais elle souffre plus longtemps du fait d'une compétitivité insuffisante. C'est la raison pour laquelle j'aurais été partisan qu'on équilibre davantage les mesures de soutien à la consommation et d'aide à l'investissement. Il y a un autre problème que personne n'ose poser : pourra-t-on sortir de cette crise sans un petit peu d'inflation ? La Commission européenne devrait bâtir quelques scénarios avec la BCE, prévoyant ou non un taux d'inflation au-dessus de 2 % qui permettrait, sans être galopant, de faciliter la reprise et le remboursement des dettes.

Vous, le père de la désinflation compétitive, vous préconisez un peu plus d'inflation ?

Je pense qu'il sera difficile d'obtenir un rebond de l'économie, compte tenu de notre endettement, sans accepter provisoirement un peu plus d'inflation rampante. Je suis également persuadé que la France devrait montrer vis-à-vis de l'Organisation mondiale du commerce autre chose que cet air ronchon. Son attitude a un fond de culture protectionniste et franchouillarde. Elle doit reprendre l'initiative, d'autant que ce n'est pas là que notre agriculture est menacée. Elle l'est davantage par les réformes envisagées de la politique agricole commune.

Face au choc social, le gouvernement devra-t-il adopter d'autres mesures ?

Nous sommes arrivés au bout des mesures à court terme. Il faut maintenant envisager le problème général de la demande et surtout laisser tomber l'orgueil. Le pouvoir n'ose pas revenir sur l'exonération des heures supplémentaires ni sur le bouclier fiscal. Deux mesures à contre-temps. Si l'on veut préserver le capital humain, éviter les licenciements, c'est indispensable.

Pourra-t-il éviter d'augmenter les impôts ?

Sûrement pas. L'impôt citoyen par excellence, c'est l'impôt sur le revenu. Eluder la réflexion sur ce sujet constitue une grave erreur, au moment où il faut impérativement investir dans le social.

" Investir dans le social " que voulez-vous dire ?

L'Etat providence est en crise : de financement et d'efficacité. En partie parce qu'il n'est plus du tout adapté à l'évolution de la société. C'en est fini du modèle où le chef de famille assurait, par son travail, la protection sociale de toute la famille. L'emploi est devenu pour chaque individu un élément essentiel d'intégration et de citoyenneté.

Nicolas Sarkozy avait donc raison d'en faire un thème dominant de sa campagne ?

Il n'avait pas tort. L'inégal accès à l'emploi, ce que nous appelons " l'emploi en miettes " est devenu la principale cause d'inégalités. C'est contre cette injustice qu'il faut lutter par toute une série d'investissements sociaux : dans la garde d'enfants collective pour encourager le travail féminin, dans l'éducation et la formation pour lutter contre l'échec scolaire, etc.

Peut-on réaliser cet investissement social en période de crise ?

Bien sûr, à condition de cesser de raisonner à court terme. Un exemple : pour les jeunes, Martin Hirsch a suggéré que l'on puisse faire des préembauches. Aussitôt le patronat s'est inquiété. Mais chaque année, 100 000 personnes de plus partent à la retraite et 80 000 jeunes en moins cherchent du travail. C'est une bonne opportunité.

Comprenez-vous la démarche de Martin Hirsch, homme de gauche, qui participe à un gouvernement de droite en se disant : l'important est de faire aboutir les dossiers ?

Martin Hirsch se dit : demandons 100 pour obtenir 50. Mais on ne peut effacer comme ça les clivages politiques. Ce qui se passe sur les jeunes est symptomatique : un jeune sur six quitte l'enseignement secondaire sans diplôme. Nous avions proposé une mobilisation générale des moyens de l'éducation nationale, des acteurs de la formation continue, du service public de l'emploi pour redonner confiance et capacités à ces jeunes. Sans succès.

Les syndicats français sont-ils capables de s'engager dans des réformes ?

Il faut être indulgent avec eux. Ils savent qu'ils doivent se réformer. Mais ils ne peuvent pas cavaler derrière le président de la République. L'Etat doit leur dire ce vers quoi il faut aller et les laisser ensuite négocier sur des objectifs assez précis. Le rythme actuel est incompatible avec un travail de fond.

La montée de l'individualisme n'est-elle pas un frein à la solidarité ?

C'est vrai qu'il faut se battre contre une société de l'indifférence où l'individu serait considéré comme seul juge de ce qui est bon ou mauvais. Il faut aussi lutter en France contre l'héritage néo-républicain qui veut que la République étant une, l'égalité irait de soi. Nous voulons une société plus solidaire dans les faits en recherchant sérieusement l'égalité des chances, faute de quoi nous irons vers de très graves difficultés sociales.

La crise peut-elle aider à changer les mentalités ?

Oui, mais à une condition : qu'on rende sa fierté au service de l'Etat et de l'intérêt général. Aujourd'hui, on est dans l'idéologie du court-termisme. Le commissariat au Plan permettait de voir loin. Il a été supprimé. L'Insee produit des statistiques reconnues dans le monde entier. Il est malmené. La haute fonction publique élabore des rapports d'excellente qualité, mais qui s'en soucie ? Dans les cabinets ministériels, la " com " a pris le dessus sur tout le reste. Il faut être vigilant et se méfier des possibles retours en arrière : le monde de la finance est peu enclin au mea culpa et beaucoup se disent : " quand on sera renfloué, tout pourra recommencer comme avant ! "

Vos réflexions sont-elles une invitation au PS à se rénover ?

Par rapport à la gauche, je me considère comme un simple adhérent. Je ne suis pas là pour faire élire mais pour faire débattre, ce que permet l'évolution actuelle du PS qui a ouvert les portes aux partenaires sociaux et aux intellectuels.

Propos recueillis par Alain Frachon, Françoise Fressoz et Claire Guélaud

© Le Monde

25.03.2009

Nous devons changer l’Europe

Martine Aubry

mobilisés pour faire changer l'europe maintenant

Cher(e)s ami(e)s,
Cher(e)s camarades,

Nous devons changer l’Europe. Et pour changer de politique en Europe, il faut changer de majorité politique au Parlement européen. Voilà l’ambition des socialistes européens.
 
Voter socialiste le 7 juin, c’est permettre dès le 8 juin une vraie alternance au Parlement européen et à la Commission européenne.
 
Les socialistes européens sont unis pour réaliser concrètement ce changement et remettre les citoyens au cœur d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus solidaire. Je suis particulièrement fière que le Parti Socialiste français mène la première campagne européenne pour ces élections. Parce que les problèmes sont communs, les réponses sont communes et la campagne doit l’être tout autant.
 
Il faut donc créer le mouvement qui portera demain une majorité de gauche en Europe. Pour cela, nous avons besoin de vous.

Cette campagne doit être la votre !
 
En agissant sur le terrain, en mobilisant sur Internet, en diffusant nos idées auprès de nos concitoyens, en encourageant nos sympathisants à s’engager à nos côtés, vous pouvez contribuer concrètement, simplement et en fonction de vos possibilités, à ce changement.
 
Les peuples européens ont besoin de changement. Construisons le ensemble

 

<Martine Aubry
Martine Aubry

http://changerleurope.fr