02.12.2008
1er décembre 2008 - Congrès fédéral PS Somme (fin)
Hier soir, lundi 1er décembre, notre premier fédéral, Nicolas Dumont avait réuni à 19 heures à Camon, les délégués fédéraux et les secrétaires de section de la Somme.
A 19 heures, les différents motions se sont réunis pour finaliser la liste de leurs représentants dans les différences instances fédérales. Sachant que le nombre de postes correspond à la représentation proportionnelle.
Nous avons essayé, en tenant compte de nos ressources en postes à pourvoir comme en camarades de la motion D, de respecter les recommandations de nos statuts : diversité géographique, parité minimale, catégories socio-professionnelles, plus de 50% de nouveaux membres nommés, poids des résultats aux différentes élections liées à notre Congrès. Sans oublier la nécessaire disponibilité demandée afin d'être présent et efficace.
Ainsi et faisant suite aux différents contacts avec une grande partie des camarades de la motion D, ont été retenus et présentés au titre de la motion D animée par Martine Aubry :
- Commission exécutive fédérale :
Titulaires :
Robert Cessac (Rue)
Thierry Bonté (Amiens Léon Blum)
Eliane Gillet (Vers sur Selle) (Collège des Secrétaires de section)
Suppléant :
Stéphane Bertrandie (Amiens Sud)
- Commission financière :
Observateur : Hervé Gourlain (Abbeville)
- Bureau des adhésions :
Observateur : Evelyne Hazard (Abbeville)
- Bureau Fédéral :
Robert Cessac (Rue) : titulaire
Thierry Bonté (Amiens Léon Blum) : suppléant
Ces candidatures pour la motion D comme pour celles des autres motions ont été approuvés par les délégués fédéraux et les secrétaires de section. Avant le vote, chaque mandataire des motions présentes a fait une courte déclaration. C'est ainsi que Robert Cessac pour lamotion D a déclaré :
"Il est temps aujourd'hui de :
- se rassembler
- de rénover
- de travailler
- de construire
- et de se battre, ensemble.
C'est à notre premier secrétaire Fédéral, Nicolas Dumont de nous mettre maintenant en ordre de bataille."

Nicolas Dumont a ensuite manifesté clairement son souhait de voir les motions C et D rejoindre les motions E et A pour la gestion de la Fédération. Il a proposé d'ouvrir le secrétarait fédéral à toutes les motions et nous a demandé de lui donner d'ici à la fin de semaine nos souhaits à ce sujet.
Plusieurs camarades ont ensuite pris la parole : certains pour revenir sur certains topiques du congrès (montant des adhésions, alliances, ancrage à gauche, etc...) et une grande majorité pour appeler au rassemblement et ... au travail. Ce qui a été le cas de nos camarades de la motion D ayant alors pris la parole notamment Cyrille Becuwe d'Abbeville.
"Un verre et un gateau battu" de l'amitié ont clôturé cette session.
Que toutes et tous soient ici remerciés pour leurs actions et leur présence dans les débats et les échanges ayant ponctué notre Congrès de Reims.
Et maintenant, tous, à nouveau au travail.
Naturellement nous ne manquerons pas de vous tenir informé des évènements futurs…
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À Madrid
Aubry fait un cours d'antilibéralisme

Martine Aubry, lundi à Madrid avec José Luis Zapatero lors de la réuniondu Parti socialiste européen, est venue soutenir le «Manifiesto», point de départ de la précampagne électorale pour les européennes de juin. Crédits photo : AFP
La numéro un du PS français a plaidé pour «un nouveau modèle économique».
Acclamée par des vivats et de chaleureux applaudissements, Martine Aubry s'est retrouvée lundi en famille à Madrid, pour la réunion du conseil du Parti socialiste européen (PSE). La première secrétaire du PS était venue soutenir aux côtés des leaders de la gauche européenne le «Manifiesto», point de départ de la précampagne électorale pour les européennes de juin. Durant cette rencontre au sommet, socialistes et sociaux-démocrates, souvent minés par des querelles internes, ont voulu montrer une image d'union et de parfaite harmonie entre les différents courants européens. «Il s'agit de créer un front commun pour résister au néolibéralisme et redonner espoir aux citoyens», a affirmé Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement européen. Tous ont apporté leur appui au manifeste, feuille de route où sont définis les grands axes du programme électoral.
Martine Aubry a été l'invitée vedette de ce raout socialiste. Pour sa première sortie internationale en tant que nouvelle chef du PS, elle a été longuement félicitée par les barons de la gauche européenne. Lors de la campagne présidentielle de 2007, les socialistes espagnols avaient surnommé affectueusement Ségolène Royal la «Zapatera» en référence au chef du gouvernement espagnol José Luis Zapatero. Lundi, ils n'ont pas parlé de la concurrente malheureuse à la succession de François Hollande et ont redoublé d'éloges envers la nouvelle première secrétaire. «Il était temps que les socialistes français fassent corps et reviennent sur la scène européenne avec un nouvel élan», commentait un membre du Parti socialiste ouvrier espagnol, le parti de Zapatero.
«Adelante compañeros»
Le retour en force de la gauche française est clairement l'un des objectifs annoncés de Martine Aubry. «Les socialistes ne louperont pas ce rendez-vous européen et toute la gauche française sera là pour l'appuyer», a-t-elle assuré lors d'une table ronde. Au cours de son discours, la maire de Lille a tenu à réaffirmer les «vraies valeurs de la gauche». Très remontée contre le libéralisme, responsable, selon elle, de «l'échec social, moral et économique», elle a prôné «l'existence d'un nouveau modèle économique» détaillé dans le Manifeste.
«Il faut redonner sa place à l'économie réelle, défendre une Europe sociale avec des services publics forts et instaurer une réelle parité économique et sociale entre les hommes et les femmes», a-t-elle déclaré sous des «Viva Martine».
«La droite, a-t-elle poursuivi, va prendre quelques mesures financières et tout va recommencer comme avant. Ce n'est pas le marché qui doit diriger nos vies et la société, mais les hommes et femmes, avec un marché régulé, dans une société où chacun a accès aux droits fondamentaux.»
Enfin, Martine Aubry a terminé son opération de charme en se fendant de quelques mots en espagnol : «Adelante compañeros, vamos a ganar !» («En avant camarades, nous allons gagner !»). La première secrétaire du PS sait qu'elle peut au moins compter sur les militants du PSE.
Le premier ministre socialiste portugais, José Socrates, s'est montré plus prudent : «Nous devons faire de notre mieux pour rétablir la situation : stabiliser le système financier et résister au populisme et à la démagogie.» «Notre programme doit se focaliser sur le court terme et le sens de l'urgence doit prévaloir dans notre programme», a-t-il conseillé.
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29.11.2008
Martine Aubry prend son temps pour la nouvelle direction du PS
AP 29.11.2008
Les laborieuses discussions pour la mise en place de la nouvelle direction du PS se poursuivent. A l'issue d'un deuxième entretien avec la nouvelle Première secrétaire, Ségolène Royal a assuré samedi qu'elle et ses amis étaient "totalement disponibles" pour participer à l'équipe dirigeante, sans que rien de concret ne sorte de la réunion.
Ce deuxième entretien en quatre jours entre celles qui s'affrontaient violemment il y a une semaine encore pour le poste de Premier secrétaire a confirmé le climat de détente relative entre les deux rivales depuis le conseil national qui a entériné mardi l'élection de Martine Aubry. Mais rien n'est réglé pour autant au PS: élue par 50,1% des militants, la maire de Lille, dont le courant ne pèse que 24% au sein du parti, n'a pas de majorité pour diriger le PS en raison de l'échec du congrès de Reims.
Alors qu'elle était venue accompagnée mercredi du seul Vincent Peillon, Ségolène Royal a associé au deuxième entretien deux autres de ses proches, François Rebsamen et Jean-Noël Guérini. Homme fort de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône et chef de file des barons locaux qui ont soutenu la présidente de la région Poitou-Charentes au congrès de Reims, M. Guérini plaide aujourd'hui activement pour un rapprochement avec Martine Aubry. Un tel rassemblement est réclamé par les militants, dégoûtés par le spectacle offert le week-end dernier par les deux candidates à la direction du parti.
Samedi, la maire de Lille était, elle, entourée de son directeur de cabinet François Lamy mais aussi d'Harlem Désir, bras droit de Bertrand Delanoë. La Première secrétaire, qui a quitté en voiture la rue de Solférino, n'a fait aucune déclaration à l'issue de cette rencontre d'une heure et quart.
Ségolène Royal n'avait pour sa part qu'un seul mot à la bouche, prononcé six fois devant la presse: elle et ses amis sont "dis-po-ni-bles". Les discussions ont porté sur le texte d'orientation politique que Martine Aubry entend soumettre à l'approbation du conseil national du 6 décembre, en même temps que la nouvelle équipe dirigeante.
Ce texte sera rendu public en milieu de semaine prochaine, mardi ou mercredi, a précisé David Lebon, membre du conseil politique de Martine Aubry.
Mais les "royalistes" ont aussi posé leurs conditions. "On est disponible pour participer, à condition que ce soit sur les bases de la rénovation", a expliqué à l'Associated Press François Rebsamen.
En clair, Ségolène Royal souhaite voir reprises dans le texte ses propositions, comme l'adhésion à 20 euros, pour faire du PS "un parti de masse". Elle a affirmé que cette question serait abordée lors d'une convention sur la rénovation du parti. Or cette conception du PS hérisse les alliés de Martine Aubry, à commencer par les amis de Bertrand Delanoë.
De son côté, la maire de Lille privilégie avant tout accord avec Ségolène Royal la construction d'un premier rassemblement avec les amis de Bertrand Delanoë et Benoît Hamon, qu'elle a reçus tous les deux vendredi. "C'est sur la base des discussions entre ces motions que la discussion est ouverte avec Ségolène Royal", a souligné M. Lebon.
"S'il n'y avait pas d'accord politique, Martine Aubry ferait des propositions pour intégrer les partisans de Ségolène Royal dans la direction", explique un aubryste.
Selon Mme Royal, le "problème" de la composition de la direction n'a pas été évoqué samedi lors de la réunion. Martine Aubry entend former une équipe de secrétaires nationaux resserrée et jouant un rôle de "contre-gouvernement" face à celui de Nicolas Sarkozy. Elle souhaite réduire le nombre de secrétaires nationaux de 40 dans la direction sortante à 20-25.
Pour ce faire, la Première secrétaire doit composer avec ses alliés, qui réclament chacun une part du gateau. Les fabiusiens et les strauss-kahniens, ses premiers soutiens, entendent bien être récompensés. Benoît Hamon souhaite lui aussi participer à la nouvelle direction, et Bertrand Delanoë pousse ses amis, à commencer par Harlem Désir. Un véritable casse-tête pour Martine Aubry, qui a encore une semaine d'ici au prochain conseil national. AP
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