20.05.2009

Le 7 juin, ni abstention, ni dispersion

Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France aux européennes, a appelé lundi les Fran­çais à un «sursaut démocratique» affirmant que le 7 juin, il ne faut «ni abstention, ni dis­persion».

«J’appelle les citoyens à un sursaut démo­cratique : le 7 juin ni abstention, ni dispersion», a affirmé Harlem Désir lors d’un point de presse, en égrenant le programme du PS aux européennes.

«Mon premier message est contre l’abstention» a-t-il dit en rappelant que selon les sondages «près de six Fran­çais sur dix ne s’intéresseraient pas à cette élection». «C’est un grave danger pour la démocratie», «ne laissez pas la droite vous imposer son Europe», a-t-il dit alors que les derniers sondages donnent le PS autour de 22% largement derrière l’UMP (27%).

Mettant en garde contre la dispersion des voix de gau­che, il a ajouté : «l’UMP et la droite seraient les premiers bénéficiaires de la dispersion à gauche».

De son côté, le directeur de campagne, Jean-Christophe Cambadélis, a réfuté des «éléments convenus» dans cette campagne selon lesquels «le Parti socialiste n’im­primerait pas, serait loin derrière l’UMP, n’aurait pas de programme».

Selon lui, ces élections «ne se présentent pas mal pour le PS : plus de 21%, voire 22% c’est le chiffre habituel du PS en campagne, c’est suffisant pour la dernière ligne droite».

Selon lui, «le scénario redouté par l’UMP est en train de se mettre en place: le PS ne s’effrite pas, le MoDem at­tire des déçus de la droite, le total gauche n’a jamais été si haut, et sur la droite de l’UMP se reconstitue une droite dure aux alentours de 10%».

Le PS n’a «pas dévissé. Nous ne sommes pas en 2002», a-t-il insisté, estimant qu’avec 27%, «c’est la droite qui dévisse par rapport a ses scores habituels» qui sont de l’ordre de 40%.

Harlem Désir a égrené le programme «original et nova­teur» du PS en trois volets: d’abord «doter l’Europe d’un plan de relance de 100 milliards d’euros», créer «10 mil­lions d’emplois verts».

Le PS propose aussi «un bouclier social» avec notam­ment un «salaire minimum dans chaque pays», des di­rectives cadres «contre les licenciements boursiers» et pour les services publics et enfin des «règles strictes pour mettre fin aux dérives du capitalisme financier».

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