28.03.2009
Jacques Delors : " Il faut réhabiliter l'impôt citoyen "
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25.03.2009
Nous devons changer l’Europe
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16:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.03.2009
Le PS lance une pétition pour l’abrogation du "paquet fiscal"
Le bouclier fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français.
Injuste à son origine, le « paquet fiscal » est devenu absolument insupportable en cette période de crise économique et sociale qui frappe si durement la France. Tous les Français se sentent menacés, trop souvent même frappés, sauf quelques dizaines de milliers qui restent protégés. Le déficit budgétaire atteint plus de 100 milliards d'Euros et l'Etat français continue, avec son bouclier fiscal, à verser à quelques privilégiés des chèques d'une valeur moyenne supérieure à 33 000 euros. Le chômage explose et l’Etat français continue de subventionner les heures supplémentaires par rapport aux embauches.
La Grande-Bretagne ou les Etats-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à la lutte contre la crise ; en France, l'UMP s'accroche désespérément à son « paquet fiscal » et s’enferre dans l’inaction.
C'est pourquoi nous demandons la suppression du « paquet fiscal », ce qui permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener ainsi une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.
Parti Socialiste
Signer la pétition
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18.03.2009
Lettre ouverte de M. Aubry : université et l'enseignement supérieur : le choix de l'émancipation
Parti Socialiste,
10 rue de Solférino 75333 Paris Cedex 07 Tél. 01 45 56 77 81 Fax : 01 45 56 79 30 www.parti-socialiste.fr Parti Socialiste
La Première secrétaire
Mercredi 18 mars 2009
Madame, Monsieur,
Quel que soit votre rôle au sein des universités, des laboratoires de recherche et de toutes les institutions dont l'objet est de produire du savoir, de le transmettre, de le valoriser, je souhaite m'adresser à vous pour vous faire part à la fois de la grande préoccupation du Parti socialiste à l'égard de vos difficultés, de son soutien à l'égard du mouvement actuel, et de nos orientations pour construire une nouvelle politique.
Le mouvement exceptionnel qui se déroule dans les universités et la recherche intervient dans un contexte où la science est devenue centrale. De nos jours, toutes les sciences sont mobilisées pour répondre aux problèmes de notre temps, et les chercheurs sont sollicités pour proposer leurs analyses. Mais je ne veux pas m'arrêter à cet aspect, aussi essentiel soit-il. Votre rôle est en effet avant tout de produire et de transmettre des connaissances, souvent sans aucune autre finalité que celle de repousser les limites du savoir. La « magie » de la Science, si vous me permettez d'utiliser ce terme un peu décalé dans un tel contexte, est une démarche gratuite d'où naissent des avancées aux retombées aussi inattendues que spectaculaires.
Depuis maintenant plusieurs semaines, les universités sont entrées dans un mouvement dont la nature et l'ampleur sont exceptionnelles. Celui-ci fait suite aux protestations quasi-ininterrompues depuis cinq ans, période durant laquelle la droite n'a eu de cesse de négliger vos institutions, tout en maquillant les données budgétaires, pour faire croire à de prétendues augmentations là où, au mieux, vous avez constaté la stagnation. Les chiffres sont éloquents : la France est désormais à la 14e place mondiale pour son effort de recherche et guère mieux placée pour les dépenses par étudiant. Pourtant la recherche française est reconnue internationalement pour sa qualité dans de nombreux domaines, et les universités ont réussi à accompagner le grand mouvement d'augmentation du nombre d'étudiants.
Face aux projets destructeurs du gouvernment, vous êtes fortement mobilisés. Pour autant, vous soulignez en permanence votre volonté de réforme ; vous avez prouvé votre capacité de propositions lors des Etats Généraux de la Recherche en 2004, dont le gouvernement aurait été bien inspiré de reprendre les conclusions, car contrairement à ce qu'il prétend, il ne fait que travestir ces dernières et en réalité impulse le contraire de ce qui a été préconisé.
Dès le début du mouvement, le Parti socialiste vous a exprimé son soutien, et formule des propositions pour sortir de la crise, qui concerne aussi bien le statut des enseignants-chercheurs et des doctorants, la formation et le recrutement des enseignants, le rôle des organismes de recherche, l'emploi scientifique. Nous sommes ensuite passés à une remise en question complète de la politique du gouvernement en matière d'enseignement supérieur et de recherche. Car nous vivons un de ces moments particuliers où un corps social se retrouve autour d'une réflexion sur sa place dans la société, son rapport aux citoyens et sur les conditions de son existence. Un moment où une communauté se lève pour arrêter l'offensive idéologique du pouvoir, qui veut instaurer la concurrence entre les personnels, entre les étudiants, entre les établissements. Le combat actuel est politique au sens le plus noble du terme, parce qu'il oppose deux visions du rôle de la science dans la société. Celle de la droite réduit le savoir à sa dimension immédiatement utile ; elle sacrifie l'investissement à long terme, et la pluridisciplinarité de la recherche.
Pour la gauche, le savoir est au fondement de l'émancipation des individus. Il occupe donc une place centrale dans notre société. Celle-ci est en demande très forte de recherche, et ces demandes sont multiples. Les chercheurs, et les enseignants-chercheurs, ont donc un rôle particulier. Ils doivent à la fois interagir fortement avec la société, et rester indépendants. Interagir car les connaissances qu'ils développent peuvent apporter des réponses aux problèmes auxquels nous sommes confrontés. Mais trop de grands choix scientifiques sont faits sans débat impliquant les citoyens, ni même les parlementaires. Etre indépendants aussi, car c'est la condition de leur crédibilité, parce que la découverte ne se programme pas et que la société est parcourue d'intérêts souvent contradictoires. Dans un discours délivré le 9 mars, contrastant terriblement avec celui de notre Président de la République qui a attaqué les chercheurs de manière outrancière et injuste, Barack Obama a bien formulé ce point : « promouvoir la science ce n'est pas seulement fournir des ressources, c'est également protéger une recherche libre et ouverte. C'est laisser les scientifiques (…) faire leur travail, libres de toute manipulation ou contrainte, et écouter ce qu'ils nous disent, même quand c'est gênant - surtout quand c'est gênant. »
La fonction publique offre le cadre indispensable à la liberté d'initiative des scientifiques, les universités et organismes de recherche doivent être organisés à cette fin. La précarité qui s'est développée ces dernières années du fait de l'absence de création d'emplois statutaires, puis de suppressions d'emplois, doit être résorbée. Elle est doublement préjudiciable : d'une part, elle ne permet pas à ceux qui en sont victimes de s'investir dans des projets ambitieux, d'autre part elle détourne de nombreux étudiants des métiers de la recherche. Un plan pluriannuel de création d'emplois scientifiques est indispensable, conjointement à une revalorisation des carrières dans tous les corps de métiers. On ne peut pas prétendre mettre la recherche et l'enseignement supérieur au premier rang des priorités de l'Etat, et ne pas fournir les moyens humains nécessaires à leur développement. Pour attirer les doctorants, il faut leur offrir un vrai contrat de travail, développer les financements de thèse, valoriser la qualité de leur formation, en particulier dans les conventions collectives. Enfin, les enseignants-chercheurs doivent pouvoir s'investir au mieux dans leurs différentes missions. Chez nos voisins, leur service d'enseignement est moins lourd, et plus de personnel technique et administratif fait fonctionner les services. Une réduction du service d'enseignement doit permettre que, périodiquement, les universitaires puissent se consacrer pleinement à la recherche. En tout état de cause, toutes les missions doivent être prises en compte dans les carrières, sur la base d'une évaluation impartiale.
Les chercheurs que je côtoie me racontent tous, le temps considérable qu'ils passent à chercher de l'argent pour pouvoir travailler, à répondre à des demandes souvent éloignées de leurs projets scientifiques réels, à gérer une lourdeur administrative croissante. Il est urgent de redonner aux laboratoires les moyens leur permettant de lancer des projets par l'augmentation de leurs crédits de base. Ceux-ci doivent reposer sur un dispositif d'évaluation qu'il faudra reconstruire pour lui donner une pleine légitimité. Enfin, le rôle des organismes publics de recherche doit être réaffirmé, au moment où ils sont indignement attaqués par le gouvernement, tout en impulsant leur coopération entre eux et avec les universités. L'attachement très profond à la dualité de tutelles pour les laboratoires doit être respecté, car c'est une richesse de notre système.
Enfin, la recherche privée doit être redynamisée. La politique consistant à tout miser sur le Crédit d'Impôt Recherche (CIR) est un échec : la part dans le PIB de l'investissement privé dans la recherche baisse régulièrement. Nous devons mettre en place une politique de soutien à la recherche privée plus efficace qui favorise l'emploi des docteurs et le développement des PME innovantes, par la réorientation du Crédit d'Impôt Recherche. C'est une politique ciblée qui est nécessaire, alors qu'aujourd'hui ce sont les grands groupes qui récupèrent la majorité du CIR.
En ce qui concerne l'enseignement supérieur, les besoins de réformes sont profonds. La loi Libertés et Responsabilités des Universités, que l'UMP a fait voter en catimini ne répond pas aux problèmes des universités, et en crée de nouveaux, comme le montre notamment la protestation des IUT. Elle met en place une fausse autonomie, car les universités n'ont pas les moyens nécessaires, et la concentration des pouvoirs est inefficace. Elle doit être remplacée par une nouvelle loi, qui replace la collégialité au coeur du fonctionnement universitaire, et respecte l'indépendance des enseignants-chercheurs. Mais cette nouvelle loi ne peut se limiter à la gouvernance.
En premier lieu, nous voulons augmenter le niveau de formation et de qualification dans notre pays : c'est une nécessité pour notre développement et un impératif pour promouvoir l'émancipation. Notre objectif est de former la moitié d'une classe d'âge au niveau de la Licence. Or les tendances actuelles sont inquiétantes : depuis quelques années, le taux de poursuite d'études des bacheliers est en baisse. Nous devons tout faire pour permettre la démocratisation des études supérieures. Celle-ci ne peut passer par des emprunts étudiants, qui forgeraient de nouvelles inégalités. L'allocation d'autonomie est une nécessité, et peut être financée réformant les différentes aides, notamment fiscales, liées à la politique familiale. Remettre en marche un ascenseur social est une priorité. La réforme de la formation des enseignants dite de « mastérisation », que veulent imposer Xavier Darcos et Valérie Pécresse, est grave sous de nombreux aspects, en particulier par la suppression de l'année de stage consécutive à la réussite au concours, et de son financement. Les propositions récentes sont très insuffisantes et nous devons au contraire explorer les pistes, proposées par plusieurs associations, visant à encourager les étudiants qui se destinent aux métiers exigeants de l'enseignement en leur offrant des financements spécifiques pendant leurs études, et en préservant le statut de fonctionnaire pendant le stage. Nous refusons la perspective d'une transformation des postes de fonctionnaires en postes de contractuels. Les études doivent concilier une formation disciplinaire associant des enseignants capables de suivre l'évolution de leur domaine, et des stages leur donnant accès à leur premier poste avec une réelle expérience de terrain.
Il s'agit ensuite de bâtir des processus de coopération entre les différents établissements d'enseignement supérieur : universités, écoles, classes préparatoires, BTS, etc. Les Pôles de Recherche et d'Enseignement Supérieur (PRES), tels qu'ils avaient été conçus dans le rapport des Etats Généraux de la Recherche (et pas tels qu'ils ont été mis en place), sont le lieu naturel de cette coopération. On ne peut en rester à une balkanisation des filières d'enseignement.
Mais pour pouvoir coopérer, il faut qu'il y ait plus d'égalité. Or les différences de financement par étudiant sont aujourd'hui considérables. Il est urgent d'augmenter les moyens des universités, afin qu'elles offrent un cadre de travail décent aux étudiants, l'encadrement pédagogique dont ceux-ci ont besoin et un suivi individualisé. Nous devons également penser la carte nationale des formations supérieures. De nombreux établissements se trouvent dans des villes moyennes, et sont très inquiets pour leur avenir en raison du Plan-Campus qui concerne une dizaine de sites et délaisse la plupart des universités ; alors même que celles-ci jouent un rôle central pour l'accès à l'enseignement supérieur des étudiants défavorisés. Elles doivent occuper une place importante dans les PRES, favoriser ainsi la mobilité de leurs étudiants entre les différents établissements composant le PRES, et permettre à leur enseignants-chercheurs de conduire leur activité de recherche dans un laboratoire du PRES.
Enfin, nous devons agir au niveau européen. Les prochaines élections sont l'occasion d'impulser enfin des débats au Parlement Européen sur l'enseignement supérieur et la recherche. Le processus de Lisbonne est de manière évidente en forte difficulté. L'objectif d'atteindre, en 2010, 3% du PIB pour les dépenses de recherche est hors de portée. De plus, le soutien financier européen, dont les procédures de gestion sont trop lourdes, s'adresse essentiellement à la recherche finalisée au détriment de la recherche fondamentale. Une réorientation de la politique européenne de recherche est nécessaire afin de favoriser des coopérations solides et durables, au lieu d'organiser la concurrence et offrir des financements de court-terme.
A ce stade, il faut parler des aspects budgétaires. Certes, la France vit une situation économique et sociale catastrophique. C'est pourquoi les socialistes ont proposé un vrai plan de relance, fondé sur le soutien aux ménages et à l'investissement. Nous devons poursuivre nos investissements d'avenir. Depuis 2007, le gouvernement proclame qu'il augmente chaque année le budget de l'enseignement supérieur et de la recherche de 1,8 milliard d'euros. Malheureusement, ce chiffre est mensonger : la croissance globale réelle est faible voire nulle. Par ailleurs, les choix de répartition des moyens sont mauvais : les crédits de base des laboratoires sont au mieux en stagnation, un millier d'emplois scientifiques sont supprimés, pendant que le Crédit d'Impôt Recherche augmente de 600 millions. Une réorientation de ce budget est donc nécessaire et possible.
Ces grandes lignes doivent maintenant être déclinées plus précisément car la valeur d'une réforme tient aussi à son adéquation aux situations de terrain. C'est pour cela qu'avec nos partenaires communistes et écologistes, nous avons lancé un processus de consultation des organisations de votre secteur. Ces auditions, qui sont rendues publiques par leur diffusion sur Internet, serviront de base à un débat auquel je vous invite à prendre part. Les propositions socialistes pour l'enseignement supérieur et la recherche s'appuieront sur ce travail collectif lancé aujourd'hui.
Pour les socialistes, la connaissance est un élément central de leur projet politique. L'éducation, de la maternelle à l'université, la recherche, et plus généralement les services publics, exige une renaissance, pour le bénéfice de tous nos concitoyens. Nous avons besoin d'un travail collectif pour définir la politique de demain : nous comptons sur vous, pour y apporter votre contribution.
Martine AUBRY, Première secrétaire, du Parti socialiste
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17.03.2009
La lettre de la motion D / n°1 – 13 mars 2009
Changer la gauche pour changer la France
Chère camarade, cher camarade,
Depuis un peu plus de cent jours, le Parti socialiste est de retour.
Bien sûr, pour aller de la convalescence à l’alternance, le chemin sera long. Mais celui qu’ensemble, nous avons choisi d’emprunter est le bon. Si les critiques adressées à notre parti avant le rendez-vous militant de Reims – sur son orientation, son style d’opposition, son fonctionnement – sont aujourd’hui moins nombreuses, ce n’est pas seulement parce qu’à l’âge de la démocratie médiatique, les événements se bousculent, mais c’est parce que nous avons engagé un réel, un profond changement au sein de notre formation politique.
Pour réussir ce redémarrage, autour de Martine Aubry, notre première signataire devenue la première secrétaire, nous avons dû répondre en même temps à toutes les urgences.

Urgence de la pacification au sein du parti.
Ce n’était pas facile, mais c’était indispensable.
Reims fut un congrès passionnant quand ont été abordés les enjeux de fond – loin de les fuir, notre motion les a installés au cœur de la discussion. Mais Reims fut aussi un rendez-vous comme jamais le parti d’Epinay ne doit en revivre, un congrès de déchirements qui a meurtri nos adhérents et réjoui nos adversaires. Notre conception de la politique n’a pas varié : le débat n’est pas le pugilat, la confrontation des idées ne doit pas virer à l’agression contre les personnes, le vote est une chance et non un fardeau.
Cet esprit de responsabilité, nous l’avons préféré à l’esprit de revanche lorsque nous avons accédé à la tête du principal parti de l’opposition, qui est aussi le premier réseau d’élus locaux de France en charge, avec nos partenaires de gauche, de la quasi-totalité des régions, de plus de la moitié des départements, d’une majorité de grandes villes et de villes moyennes, de nombreuses intercommunalités. Notre mission, notre devoir, n’est pas d’affaiblir le PS, mais de le reconstruire. C’est pourquoi, dès le début du mois de décembre, nous avons formulé des propositions à la minorité issue du Congrès afin de participer au travail collectif.
Malgré les refus de la motion E, au-delà de la mauvaise humeur de certains, malgré les provocations de quelques-uns, Martine a laissé ouverte la porte du dialogue.
En février, la minorité a changé d’avis et fait connaître son souhait de rejoindre le mouvement. Dès lors que l’ajustement de la direction n’impliquait pas de bouleversement de l’orientation, que la ligne du parti restait fixée par le bloc majoritaire forgé sur la base du vote des militants et constitué des motions A, C et D, il était possible de dépasser le temps du congrès. Dans la transparence et avec cohérence. Dans l’intérêt du Parti socialiste, notre bien commun sans lequel rien n’est possible.
Urgence de l’organisation d’une direction nationale.
Ce fut le premier acte de la nouvelle première secrétaire : doter le parti d’une équipe capable de jouer collectif, de produire des idées, de rénover les pratiques.
Ce collectif regroupe des femmes et des hommes de tous les territoires et de toutes les générations. Les uns ont exercé des responsabilités gouvernementales, d’autres sont de jeunes responsables qui n’ont connu que l’opposition et qu’il faut préparer aux responsabilités.
Les uns ont voté Oui au traité constitutionnel européen, les autres, Non. Désormais, tous travaillent ensemble. Avec efficacité. Dans la solidarité. Nous, les Reconstructeurs, avons tenu parole : dépasser les anciens clivages pour préparer l’avenir, c’était notre promesse faite aux militants.
Au cœur de la direction, de nombreux camarades issus de notre motion occupent des fonctions décisives pour la bonne marche du parti ou pour l’élaboration d’un projet alternatif au sarkozysme. C’est la garantie d’un ancrage à gauche solide et crédible.
Urgence de l’opposition carrée à Sarkozy.
Face au président de la République qui confond agitation et action, hyperactivité et efficacité, brouhaha et résultats, qui préfère les tentions aux solutions, la préservation des intérêts de ses amis à celle de l’intérêt général du pays, le travail de l’opposition était à réinventer.
Face à Nicolas Sarkozy, le danger – et la tentation – consiste à n’être que dans la réaction au quotidien, le commentaire de ses provocations, le suivisme de ses diversions. Le risque pour la gauche, c’est de jouer le jeu de l’ego-président : se perdre dans les polémiques qu’il suscite délibérément sans s’interroger sur la cohérence d’ensemble ni dévoiler l’absence de résultats.
Là aussi, pour redevenir audibles, le travail à fournir était important.
Avec Martine Aubry, nous avons privilégié deux angles d’approche : l’inefficacité et l’injustice dans le domaine économique et social, la concentration des pouvoirs et les attaques contre les libertés démocratiques.
Deux angles qui caractérisent cette nouvelle droite européenne dont N. Sarkozy est le produit le plus achevé : un projet conjuguant libéralisme économique, injustice fiscale, précarité sociale, autoritarisme politique teinté de xénophobie.
En portant l’offensive sur ces deux fronts, nous avons mis l’Elysée et la majorité UMP en difficulté : scandale du paquet fiscal, soutien aux banques ou aux constructeurs automobiles sans contreparties réelles, absence d’un véritable plan de relance faute de soutien à la consommation, loi sur l’audiovisuel contraire au pluralisme républicain, etc.
Même s’il reste beaucoup à faire pour démystifier le mensonge sarkozyste – bouger n’est pas transformer, réformer peut vouloir dire régresser –, chacun le ressent sur le terrain : sur les sujets qui rythment le débat public et qui concernent la vie des Français, le discours du Parti socialiste donne aujourd’hui le la.
C’est pourquoi, pour la première fois depuis longtemps, nous sommes en résonance avec le mouvement social, au cœur des luttes avec les syndicats, les associations, les mouvements d’éducation populaire.
Notre volonté est d’incarner le débouché politique en vue de la grande confrontation avec la droite.
Urgence de la proposition efficace dans la crise.
Nous l’avons dit et redit pendant le Congrès : parce qu’il est un parti de gouvernement, le PS ne peut se contenter de s’opposer. Il doit proposer et, surtout, montrer qu’il est porteur d’une autre politique, à la fois alternative et crédible.
Voilà pourquoi, dès sa nomination, la nouvelle direction s’est attachée à bâtir un plan de relance alternatif à la politique de droite pour combattre la crise et préparer la reprise. Nous refusons le défaitisme et croyons, plus que jamais, à la pertinence du clivage entre la gauche et la droite, entre les socialistes et les sociaux-démocrates et les libéraux, les conservateurs, les populistes.

Oui, on peut agir contre la crise d’une manière radicalement différente de celle que propose le gouvernement Sarkozy-Fillon :
- relance de la consommation,
- soutien du pouvoir d’achat des Français les plus modestes,
- investissement massif sur l’économie verte,
- création de nouvelles infrastructures,
- pôle public d’investissement industriel adossé à un pôle public financier pour faire surgir les activités,
- les modes de production,
- les emplois du futur.
Le plan de relance du Parti socialiste, élaboré à partir des auditions des organisations syndicales et des actions menées par nos élus dans les Régions et les Départements, a reçu l’approbation de nombreux économistes. On aurait pu attendre un traitement moins partiel et peut-être moins partial d’une partie des médias, dont les propriétaires n’ont pas intérêt à un changement du système.
Et l’on aurait pu attendre de la part de tous les socialistes un jeu collectif. Certains ont choisi de critiquer le plan : au moins était-il clair au vu de leurs critiques qu’ils ne l’avaient pas lu. Là aussi, ne pensons pas que le travail est terminé : il commence, au contraire !
A nous de diffuser sur le terrain nos propositions, de refuser le discours ambiant selon lequel « dans la crise, tous les politiques seraient impuissants et tous les projets équivalents ». Nous sommes des militants politiques : la bataille contre la crise et la mobilisation pour un autre système économique, social et écologique ne fait que commencer !
Urgence de la réconciliation européenne.
Quoiqu’en disent certains beaux esprits, les élections du 7 juin prochain ne seront pas des élections secondaires.
Pour les Français, il s’agira du premier scrutin depuis la crise.
Pour les Européens, il s’agira de la première consultation électorale depuis l’entrée, de l’autre côté de l’Atlantique, de Barack Obama à la Maison-Blanche.
Pour nous socialistes, ce sera le premier rendez-vous avec les électeurs depuis le congrès de Reims.
Aujourd’hui, les socialistes sont rassemblés sur l’Europe. Les divisions à propos des institutions sont derrière nous et l’essentiel peut enfin primer : comment bâtir l’Europe volontaire et solidaire que nous voulons dans la mondialisation, fondée sur un système de production et de redistribution de richesses juste, innovant, durable, affirmant les valeurs d’un continent où la démocratie, l’égalité, la laïcité, l’humanisme, la culture offrent une perspective en Europe et dans le monde à tous ceux qui refusent la marchandisation et le « choc des civilisations ».
Prenant appui sur le Manifeste du Parti socialiste européen, la plateforme élaborée par la nouvelle direction du PS et très largement adopté – 93 % – par le Conseil national fixe un cap et un cadre pour la campagne.
Le cap, c’est l’alternance au Parlement européen avec l’émergence d’une majorité de gauche pour tourner la page des années Barroso.
Le cadre, c’est la mobilisation de l’ensemble des socialistes, sur le terrain, pour ce rendez-vous majeur. Cela suppose de dépasser la période de l’élaboration des listes, exercice toujours difficile mais que Martine a rendu plus démocratique, plus clair, plus novateur que jamais.
Renouvellement générationnel, parité, diversité, respect de la règle de la proportionnelle pour la représentation des courants issus du congrès – ces principes ont été respectés.
Il fut un temps où l’on ne s’encombrait pas de tels critères, ce qui pouvait satisfaire les exigences des quelques barons ici ou là pour lesquels une liste n’est acceptable que s’ils en font partie et un candidat n’est recevable que s’il leur est redevable.
Nous dénonçons avec force les déclarations aussi violentes qu’égoïstes de certains camarades : en faisant voter, à voix basse ou à haute voix, contre les listes approuvées à l’unanimité du Conseil national moins une voix – et parfois adoptés par… eux-mêmes –, ils ont pris le risque de fragiliser la campagne socialiste contre l’UMP aux élections européennes. Ils devront en assumer la responsabilité devant les militants et devant les Français.
Guerre au Proche-Orient et plan de relance en janvier ; sauvegarde de la filière automobile et rapport Balladur sur les collectivités territoriales en février ; Europe et libertés en mars – sur ces sujets, le Parti socialiste a désormais une position fixée sur un document écrit qui permet aux dirigeants et aux adhérents de parler d’une même voix.
Ce bilan d’étape, trois mois après l’élection de Martine Aubry à la tête du PS, ne nous rend pas fiers, mais exigeants et ambitieux.
Il nous rend lucides, aussi.
Cette gestion de toutes les urgences a eu une conséquence : nous n’avons pas pris le temps de réunir les mandataires et les correspondants locaux de la motion D.
Parce qu’il fallait agir vite, nous avons consacré toute notre énergie à faire redémarrer le parti. Aujourd’hui qu’il est sur de bons rails, nous voulons mobiliser tous les camarades de la motion D pour réussir le véritable après-Reims : l’élaboration du projet socialiste pour l’alternance au capitalisme financier et pour l’alternance à Nicolas Sarkozy.
Cela suppose
- de s’opposer à la droite,
- de proposer aux Français,
- de rénover nos pratiques.
C’est le programme des deux prochaines années.
A nos yeux, le Parti socialiste y parviendra d’autant mieux qu’il pourra compter sur la mobilisation des talents qui composent notre motion, au plan national comme au plan local, dans les fédérations et dans les sections.
Notre motion, riche de sa diversité, doit s’organiser, se coordonner, de déployer afin de devenir la colonne vertébrale idéologique et politique du Parti socialiste et du projet que nous présenterons à nos concitoyens en 2012.
Hier, « Les carpes et les lapins », dont certains se sont imprudemment moqués, ont permis au PS de ne pas mourir de ses divisions. Demain, ce sera nous, de nouveau, qui lui permettront de renaître par ses propositions.

Le samedi 21 mars, se déroulera à la Villette la Convention nationale sur l’Europe. Nous te demandons de veiller avec attention à la désignation des délégués au titre de la motion D dans ta fédération en vue de ce rendez-vous.
La veille au soir, vendredi 20 mars, à partir de 20 heures,
- afin de préparer la Convention,
- d’échanger sur l’actualité politique
- et de fixer les objectifs des prochains mois pour notre motion,
avec tous les camarades délégués, premiers secrétaires fédéraux, parlementaires, présidents d’exécutifs régionaux et départementaux, secrétaires nationaux, nous nous retrouverons autour de Martine Aubry dans l'hémicycle du Conseil régional d'Ile-de-France (57 rue de Babylone 75007 Paris – Métro St François Xavier).
Nous comptons sur ta présence et ta mobilisation,
Amitiés
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16.03.2009
LE JEUDI 19 MARS
POUR LE POUVOIR D’ACHAT ET CONTRE
LA POLITIQUE DE NICOLAS SARKOZY
MOBILISEZ-VOUS
LE JEUDI 19 MARS
MANIFESTEZ
ABBEVILLE
14 H 30 - au Théâtre
AMIENS
14 H 30 - Maison de la Culture
FRIVILLE
14 H 30 - Place Jean Jaurès – MAIRIE
11:33 Publié dans agenda | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.03.2009
RESULTATS DES VOTES DE LA FEDERATION DE LA SOMME SUR LA LISTE ET LA PLATE-FORME POUR LES ELECTIONS EUROPEENNES
599 votants
A noter :
· une faible mobilisation des socialistes de la Somme (38% de participation),
· deux sections n’ont pas organisé le vote :
o Saint Valéry Canton animée par Luc Flandre
o Villers Bocage animée par Christian Manable
Votes sur le texte :
• POUR : 368 (77 %)
• CONTRE : 111 (23 %)
• Abstention : 102
Votes sur la liste :
• POUR : 284 (58 %)
• CONTRE : 202 (42 %)
• Abstention : 101
Plusieurs sections ont voté contre la liste majoritairement :
· Albert,
· Amiens Blum,
· Camon,
· Canaples,
· Chepy,
· Fressenneville,
· Gamaches,
· Hallencourt,
· Hornoy le Bourg,
· Oisemont,
· Roisel,
· Salouel.
D’autres sections ont voté pour la liste avec de très bons scores :
· Abbeville,
· Ailly le Haut Clocher,
· Ailly sur Noye,
· Amiens Jaurès,
· Amiens Sud,
· Corbie,
· Ham,
· Montdidier,
· Péronne,
· Poix,
· Roye,
· Rue,
· Sains-Saleux,
· Saint Valéry Ville
(source : La lettre hebdomadaire du Bureau de la section - AMIENS SUD - n° 6 bis - 12 mars 2009 que nous remercions, au passage, pour son souci de communiquer rapidement et efficacement)
10:09 Publié dans élections européennes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.03.2009
Appel de Nicolas Dumont, Premeir secrétaire fédéral de la Somme
Cher(e) Camarade,
Comme tu le sais, nous sommes appelés à nous prononcer sur la liste des européennes validée par le Conseil National.
Au-delà des légitimes mécontentements qu’elle peut susciter, cette liste est la liste de tous les socialistes.
C’est pourquoi, je t’appelle à voter et faire voter pour les candidatures qui te sont proposées.
Il est de notre responsabilité collective que nos candidates et nos candidats soient soutenus à l’aube d’une campagne électorale qui sera déterminante pour notre parti et dont les résultats ne manqueront pas d’être exploités par Sarkozy si ils ne nous étaient pas favorables.
Comptant sur ta responsabilité, reçois, Cher(e) Camarade, mes amitiés socialistes.

Nicolas DUMONT
Premier Secrétaire Fédéral
18:51 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.03.2009
Appel à voter les listes PS pour les européennes
Face à Nicolas Sarkozy qui gouverne en dépit des contestations et du bon sens, face à l’insuffisance d’une réponse française et européenne à la crise économique et sociale, les élections européennes seront l’occasion pour les Français de donner un avertissement fort à la droite et d’ouvrir des perspectives européennes pour la Gauche. Pour cela, il est indispensable de proposer aux Français une véritable orientation politique et des candidats renouvelés et à l’image de la France.
Avec un renouvellement de près de moitié (sur 25 élus envisagés, 13 seront de nouveaux députés européens), la prise en compte de la diversité (6 élus sur ces 25) et l’adoption d’un texte commun, les propositions faites au Conseil National des listes pour les élections ont réussi à répondre à ces enjeux. En rassemblant 90% de vote favorable lors du Conseil National, les socialistes ont réussi également à surmonter leurs divisions du Congrès de Reims.
C’est pourquoi nous appelons aujourd’hui les militantes et les militants de la Somme à se prononcer favorablement le 12 mars prochain sur
- la liste pour les européennes dans le nord ouest
http://baiedesomme.blogspirit.com/archive/2009/03/05/nouv...
- et à se mettre d’ores et déjà dans la dynamique de la campagne qui nous attend en approuvant massivement le texte d’orientation : Donner une nouvelle direction à l’Europe qui est le socle de départ du programme des socialistes pour les élections européennes de juin prochain.
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Robert Cessac
pour le courant D dans la Somme
Votre calendrier
Jeudi 12 mars : Vote dans les sections sur les listes pour les élections européennes et la plate-forme "Donner une nouvelle direction à l’Europe"
Lundi 16 mars : Secrétariat fédéral
Lundi 16 mars : Convention départementale
Jeudi 19 mars : Journée d’action interprofessionnelle
Samedi 21 mars : Convention nationale du PS sur l’Europe : Lancement de la campagne pour les élections européennes
Dimanche 7 juin : Elections européennes
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03.03.2009
Europe : le PS veut enterrer la hache de guerre
Un texte a été voté à une large majorité
Une fois dissipées les aigreurs nées de la constitution de leurs listes, les socialistes comptent sur les élections européennes de juin pour sceller enfin la disparition du clivage entre adversaires et partisans du projet de constitution européenne de 2005.
" Les querelles institutionnelles ne sont plus de saison car l'ordre du jour de la nouvelle mandature est économique et social ", insiste le texte d'orientation adopté le 28 février par le conseil national du PS, par 215 voix pour, deux abstentions et aucune voix contre. Quant au traité de Lisbonne, dont la ratification, fin 2007, fut au coeur d'un affrontement entre parlementaires socialistes, il constitue " une donnée, mais ne saurait borner l'ambition des socialistes pour l'Europe ".
La volonté de donner du sens à ce scrutin amène aussi les socialistes à désigner un adversaire : José Manuel Barroso. Le président de la Commission européenne est décrit comme " un homme de droite dont le libéralisme économique, le conservatisme et l'atlantisme ne sont plus à prouver ".
Anticipant sur la mise en oeuvre du traité de Lisbonne, qui prévoit que le président de la Commission devra être choisi au sein de la majorité du Parlement européen, le PS défend la candidature de Poul Nyrup Rasmussen, ancien premier ministre danois et président du Parti socialiste européen (PSE).
Pour Henri Weber, député européen sortant qui conduira la liste PS dans la région Centre, " la crise économique qui a pour effet de rétablir le clivage droite-gauche nous impose de politiser la campagne ". Il s'agit de dépasser les anciennes querelles mais aussi de signifier que " le nouveau cours mondial et la crise rendent caduc le compromis historique avec la droite " autour de la construction européenne.
Les socialistes français estiment que la réhabilitation du rôle de la puissance publique les remet en phase avec les partis sociaux-démocrates. " Ils ne nous considèrent plus comme des gauchistes ", sourit Jean-Christophe Cambadélis, qui se félicite de l'émergence d'un " keynésianisme vert continental ".
Le secrétaire national aux questions internationales souligne que la gauche européenne soutient désormais l'idée d'un salaire minimum dans chaque pays (égal à 60 % du salaire médian) en attendant un salaire minimum européen. Et préconise le principe d'une harmonisation fiscale.
Mettre en exergue une opposition entre progressistes et conservateurs au plan européen vise aussi à mobiliser l'électorat socialiste. Certaines de ses composantes, admet-on au PS, risquent d'être tentés par un " vote défouloir " en faveur de la gauche de la gauche, des Verts voire du MoDem, " qui veulent seulement protester, témoigner ".
La campagne socialiste, dans laquelle Martine Aubry va s'impliquer - " la première secrétaire sera partout ", assure M. Cambadélis - sera lancée le 21 mars lors d'une convention nationale. Le 24 avril, toutes les têtes de listes européennes du PSE se retrouveront à Lille.
Jean-Michel Normand
© Le Monde
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![Jacques Delors, 1994. [Credits : © European Community, 2006] Jacques Delors, 1994. [Credits : © European Community, 2006]](http://cache-media.britannica.com.cdnetworks.net//eb-media/84/97484-004-F4D2B276.jpg)


