08.12.2008

Mme Aubry s'entoure d'une direction renouvelée et rajeunie


Réuni samedi 6 décembre à Paris, le conseil national du PS a entériné la constitution d'une minorité autour de Mme Royal

Le " rassemblement " des socialistes se fera sans Ségolène Royal et les siens. Le conseil national du Parti socialiste, réuni samedi 6 décembre à Paris, a entériné la rupture et la constitution, autour de l'ex-candidate à l'élection présidentielle, d'une minorité au sein du parti. Comme ils l'avaient annoncé la veille, après avoir pris connaissance de la " feuille de route " proposée par Martine Aubry pour les trois ans à venir, les amis de Mme Royal ont refusé toute participation à la nouvelle direction. Ils exigeaient notamment le poste de numéro 2 pour le député européen Vincent Peillon, et la présidence de la Fédération nationale des élus socialistes et républicains pour Mme Royal.

A l'issue d'une réunion tendue, les partisans de Mme Royal se sont abstenus sur le texte d'orientation soumis au vote. Ce texte, qui prône " l'exigence d'un socialisme de gouvernement clairement ancré à gauche " et consacre un long chapitre à l'exigence d'une " rénovation profonde " du PS, est le résultat d'un compromis entre les trois motions qui se sont alliées pour faire gagner Mme Aubry. Il a été adopté par 146 voix pour et 72 abstentions lors d'un vote nominal, procédure rarissime au PS qu'avaient exigée les " royalistes ".

Dans une nouvelle tentative pour se faire entendre - mais en l'absence de Mme Royal comme de celle du premier secrétaire sortant, François Hollande -, les soutiens de l'ex-candidate (Julien Dray, Pascal Terrasse, François Rebsamen et David Assouline) se sont succédé à la tribune pour dénoncer " l'ostracisme " dont ils s'estiment victimes. Leurs cinq amendements au texte d'orientation ont été rejetés. Ils portaient sur des thèmes qui leur sont chers, sur lesquels ils comptent bien continuer à marquer leur différence avec la nouvelle direction socialiste : la politique européenne, l'instauration d'une cotisation " modique " pour adhérer au PS, ou encore l'organisation de " primaires de toute la gauche " pour la désignation du futur candidat à l'élection présidentielle.


" NOUVEAUX " ET VIEUX ROUTIERS


Mme Aubry avait promis une direction féminisée, rajeunie et renouvelée. Sur ces trois points, elle a tenu ses engagements. Le nouveau secrétariat national est paritaire : 19 hommes, 19 femmes ; 60 % de ses membres font leur entrée à la direction du parti ; 40 % ont moins de 40 ans. En revanche, la nouvelle direction est moins " resserrée " qu'attendu (38 membres au lieu de 45 pour l'équipe sortante). Parmi les nombreux " nouveaux " figurent l'ex-président de l'UNEF, Bruno Julliard (éducation), la députée strauss-kahnienne de Paris Sandrine Mazetier (immigration) ou Bertrand Monthubert, président de l'association " Sauvons la recherche " (enseignement supérieur et recherche). Toutefois, le premier cercle de la nouvelle direction est solidement charpenté par des hommes-clés, pour la plupart des vieux routiers appartenant aux courants qui ont soutenu Mme Aubry, comme Claude Bartolone, Christophe Borgel ou Harlem Désir. Ce dernier, député européen et principal lieutenant de Bertrand Delanoë, fait partie du carré de tête de l'organigramme. On y trouve aussi François Lamy, nommé " conseiller politique auprès de la première secrétaire ", Arnaud Montebourg, chargé de la " rénovation ", et, enfin, Benoît Hamon, dont la motion représentant la gauche du PS avait remporté 18,5 % à Reims.

Outre neuf postes pour ses proches, M. Hamon obtient la fonction convoitée de porte-parole. Il est passé aux travaux pratiques dès dimanche matin, sur France Info, en demandant " le rétablissement d'une forme d'autorisation administrative de licenciement pour les licenciements boursiers ".

Autre poste stratégique, celui des " élections et de la vie des fédérations " est confié au strauss-kahnien Christophe Borgel, tandis que le député de Seine-Saint-Denis et bras droit de Laurent Fabius, Claude Bartolone, récupère les " relations extérieures ". La création d'un " laboratoire des idées ", sorte de méga- " think-tank " socialiste, est confiée à l'ancien ministre Christian Paul, proche de M. Montebourg, et le " Forum des territoires " à l'ancienne garde des sceaux Marylise Lebranchu. Soucieuse d'apaiser les tensions, Mme Aubry a assuré " à Ségolène Royal " que la porte " resterait ouverte " pour elle et ses proches " pendant les trois années " de son mandat de première secrétaire. " Faux départ " et " mascarade ", a répliqué Vincent Peillon, tandis que l'ex-candidate a réaffirmé, dimanche soir sur France 2, qu'elle souhaitait se " mettre à la disposition du parti ".

Christine Garin

© Le Monde

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Zahwa, la veuve d’Atiyeh, raconte en détail, les larmes aux yeux, le drame qu’elle a vécu. "C’était comme un jeu pour les soldats. Ils riaient", affirme-t-elle. Zeinab, 12 ans, qui a perdu son père, sa mère, deux frères et des cousins. Shiffa, 19 ans a également enterré son père, sa mère, sa tante et son oncle. Almassa, 13 ans, se souvient comment un soldat a tiré sur Messaouda qui avait son bébé de 6 mois dans les bras, et qui est mort. Tous ont perdu plusieurs proches.

"Pourquoi, pourquoi ?", répète Nabayia. "Il n’y avait pas de résistance, pas de combattants, pas d’armes. Quel est notre crime ? Quelle faute avons nous commise ? Que le monde entier réponde à cette question. Il ne peut plus y avoir de paix avec Israël. Mon prochain fils, je vais l’éduquer pour être un moudjahid, pour qu’il venge tous ces enfants, tous ces morts."

Ecrit par : routbi | 24.01.2009

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