picardie
Pouvons-nous à gauche nous contenter de confier notre avenir à un héros présidentiel, sans nous préoccuper de notre capacité à construire des projets partagés et efficaces pour mettre en œuvre nos valeurs de solidarité, d'égalité ?
Pouvons-nous croire que la fraternité est une mystique transcendantale qui se décrète et non une construction quotidienne, à travers des règles collectives justes et démocratiques, pour réconcilier les antagonismes inhérents à toute vie en société ?
Bien sûr qu'il est plus agréable d'aller à un concert que dans une réunion de travail conflictuelle sur la construction d'un projet politique.
Bien sûr qu'il est plus facile de confier son avenir à autrui que de le négocier soi-même.
Bien sûr qu'il est plus facile d'aller avec ceux qui vous ressemblent que de chercher à trouver des convergences avec ceux qui ont les mêmes valeurs, pas les mêmes solutions.
La politique n'est pas un espace fusionnel de satisfaction personnelle et d'idéal réalisé, c'est une arène de confrontation d'intérêts, de valeurs, un équilibre qui s'obtient par des solutions démocratiques c'est-à-dire capables de fédérer une majorité.
Changer à gauche pour se préoccuper plus de construire des solutions partagées que d'affirmer des identités de sensibilités.
Changer à gauche pour construire des équipes cohérentes plutôt que des leaders charismatiques.
Changer à gauche car, pour changer la France, il faut être capable de parler d'une seule voix et de convaincre une majorité de nos concitoyens.
Et la France, elle a sacrément besoin d'un projet politique de gauche qui protège correctement les plus vulnérables, investisse l'avenir et porte à l'échelle du monde des projets de développement durable, que ce soit sur le plan écologique ou sur le plan social.
Alors oui, nos aspirations de citoyens, nos convictions de militants de gauche, nos expériences de militants et d'élus locaux font que la démarche portée par Martine Aubry nous plait car elle engage une rénovation durable de nos modes de travail, elle remet au centre la nécessité de se mettre d'accord entre nous comme une première priorité pour obtenir la confiance de nos concitoyens.


